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Blog d'un médecin généraliste, chef de clinique universitaire:
« Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours. » (Louis Pasteur)

dimanche 12 avril 2015

Dragi Webdo n°45: switch AVK/AOD, dépistage mammo (HAS), soins infirmiers, pneumopathies et azithromycine, démence/IMC, télé/diabète

Bonjour, c'est le fin du week-end. Il n'y a pas eu beaucoup d'articles qui ont retenu mon attention cette semaine et j'avoue ne pas être très inspiré pour l'introduction de ce billet, alors, commençons sans plus attendre!


1/ Pharmaco-vigilance

Le CNGE est revenue sur l'étude parlant des risques du paracetamol pour conclure qu'elle ne doit pas remettre en cause les pratiques, mais que les patients doivent être informés des risques, comme pour tout médicament.

Une étude à recherché si le switch d'anticoagulant d'un AVK vers un AOD augmentait le risque d'évènement cardio-vasculaire ou hémorragique. C'est certes rassurant pour les patients qui ne réponde pas de façon adaptée aux AVK et qu'il faut passer à un AOD (puisque c'est dans ce cadre que l'utilisation de ces derniers est recommandée).


2/ Santé publique

La revue Minerva a revu un article de 2014 sur l'organisation de la prise en charge des pathologies chroniques par des infirmiers. La conclusion confirme celle de l'étude, avec une amélioration des paramètres de santé tels que la tension artérielle, cholestérolémie... grâce aux intervention des infirmiers.

Le dépistage du cancer du sein par mammographie a vu sa documents HAS actualisés. Je ne reviendrai que sur la partie liée au surdiagnostic. Ce dernier est plus développé qu'habituellement dans les guides de ce type. Cependant, on note quelques discordances: "les surdiagnostics estimés à 6,5% du total des cancers diagnostiqués (entre 1% et 10%)" puis plus loin : "entre  4 et 54%". On a quand même un taux estimés assez précisément entre 20 et 25% d'après les dernières études selon la revue Prescrire. Tout ça pour dire que, selon moi, dépister c'est bien, mais pas sans informer les patients des  conséquences du dépistage.

3/ Infectiologie

La Cochrane a étudié l'utilisation de l'azithromycine versus pénicillines dans les infections pulmonaires. Le travail n'a pas retrouvé de différence entre les 2 classes thérapeutiques dans les infections respiratoires basses, avec un taux d'échec plus faible et moins d'effets indésirables sous macrolide dans le cadre des bronchites aiguës (bien que la recommandation ne soit pas de traiter par antibiotiques compte tenue de la part importante de leur étiologie virale).


4/ Neurologie

Une étude du Lancet a étudier les relation entre BMI et risque de démence. Il est apparu qu'avoir un IMC faible, inférieur à 20, augmentait de  34% le risque de développer une démence. De plus, l'obésité était associé à une diminution de ce risque.


5/ Diabétologie

On sait que la sédentarité est associée au risque de diabète. Diabetologia a publié une étude retrouvant une augmentation du risque de diabète de 3,4% par heure quotidienne passée devant la télé!


Alors, lachez votre ordinateur et sortez faire du sport!
Je vous dis à la semaine prochaine, en vous donnant une "triste nouvelle" : l'adage "an apple a day, keeps the doctor away" n'est malheureusement pas totalement confirmé par les études!

2 commentaires:

  1. Diabète +3,4% de risque par heure quotidienne passée devant la TV ? Mais quel genre d'étude peut bien mener à cette conclusion ?

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    1. Bonsoir, ce sont des questionnaires répétés. Et avec ça, en gros, quelqu'un qui regarde la télé 2h par jour a 3,4% de risque de diabète de plus que quelqu'un qui regarde la télé 1h par jour, et pareil entre 2h et 3h, etc... On peut faire dire beaucoup de choses aux statistiques!

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