description

Blog d'un médecin généraliste, chef de clinique universitaire:
« Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours. » (Louis Pasteur)

lundi 16 mars 2015

Dragi Webdo n°41: pneumopathies en ambulatoire, HTA, ECG, trouble du sommeil, codeine/toux, vaccins


Bonjour, j'espère ce jour de manifestation fera date, comme étant celui ayant permis de sauver notre profession! C'est parti pour les actualités de la semaine!


1/ Pharmacovigilance:

La codéine était déjà à exclure des soins chez les moins de  12 ans en tant qu'antalgiques. Dans un communiqué, l'EMA donne les conclusions d'une évaluation de cette molécule dans la toux. Le PRAC recommande également de ne pas utiliser la codéine dans le traitement de la toux avant 18 ans, et la contre indique également avant 12 ans.


Le BCG, qui devait initialement être réapprovisionné en février, va encore manquer jusqu'à la moitié de l'année 2015. En attendant, il est disponible par "vague de vaccination" dans les centres de PMI.

D'autres vaccins ont également quelques soucis d'approvisionnement: les vaccins DTPCa et DTPCa-Hib.  Ainsi, le HCSP propose de remplacer si besoin, les vaccins DTPCa prévus à l'age de 6 ans par des dTPCa. Pour les autres vaccinations, rien ne change.

L'agence américaine du médicament (FDA) a émis un avertissement sur la varenicline. Il concerne cette fois si le risque de crise convulsive et une plus faible tolérance à l'alcool. Des raisons supplémentaires de ne pas l'utiliser dans le sevrage tabagique.


2/ Cardio-vasculaire

Quand débuter un traitement de l'HTA? Selon La Revue Prescrire, la balance bénéfice risque du traitement médicamenteux était défavorable pour l'HTA de grade 1. Une méta analyse a étudié l'effet d'un traitement pour ce type d'hypertension chez des patients sans maladie cardio-vasculaire. L'étude retrouve une diminution de 25% de la mortalité cardio-vasculaire et de 22% de la mortalité totale (sans baisse significative des éléments suivants pris séparément: infarctus, insuffisance cardiaque et évènements cardio-vasculaires). Intéressant, mais, la majorité des patients de ces études étaient diabétique, ce qui diminue fortement son applicabilité aux patients qui n'ont pas de facteur de risque supplémentaire.

L'ECG chez les sportifs est recommandé par la société française de cardiologie bien que le niveau de preuve de ce dépistage soit faible et que les études soient discordantes. Une revue de la pratique a analysé les données de 50 études, soit 47 000 patients. 1 patient sur 294 avait une anomalie (0,3%): c'était principalement des Wolf Parkinson White, des syndromes de QT long, des cardiopathies hypertrophiques et dilatées, des coronaropathies et des DAVD. L'ECG était moins spécifique que l'interrogatoire et l'examen physique, mais beaucoup plus sensible. On a pas de chiffre de mortalité cependant.


3/ Pneumologie

Les études en médecine générale sont toujours à souligner. Dernière en date, celle portant sur les pneumopathies: 70% des patients atteints avaient à la fois de la fièvre, de la toux et une faiblesse ou myalgies. Concernant l'éternelle question de la radiographie pulmonaire, l'étude retrouve que la plupart des patients avaient une pneumopathie non compliquée qu'il aient eu une radio ou pas!

Chez l'enfant de moins de 5 ans, une étude a étudier les signes permettant d'orienter vers une pneumopathie. Bien qu'aucun signe ne suffise à lui seul à diagnostiquer ou réfuter le diagnostic , les signes permettant d'orienter le plus vers la pneumopathie (VPP élevée) étaient la fréquence respiratoire supérieure à 50, le geignement et le tirage intercostal. Au contraire, l'absence de fièvre, de toux et une FR inférieure à 40 contribuaient à éliminer le diagnostic.

Enfin, la HAS a publié une fiche sur les associations de beta mimétiques de longue durée d'action et corticoïdes dans l'asthme. Un peu catalogue, les données cliniques sont faiblement reprises. Pas très utile à mon avis, en dehors d'avoir un panorama sur les différentes options.


4/ Sommeil

Le travail en horaires décalées peut être responsable de troubles du sommeil. Un étude retrouve que les hypnotiques n'étaient pas plus efficaces que le placebo dans ce trouble. Cependant, la mélatonine aurait rallongé la durée de sommeil diurne de.. 24 minutes. Pas terrible comme intervention, quand même.

Voilà pour cette semaine, ce n'était pas très long pour une fois.
Bon courage à tous et à bientôt!






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire